Pierre Demaude : On ne nait pas chrétien, on le devient!

Catégories : Témoignage

Je suis né dans une famille chrétienne, mon père était pasteur d’une Eglise protestante réformée à Charleroi en Belgique. J’ai donc toujours été baigné dans une ambiance religieuse. Croire en Dieu ne posait aucun problème, Dieu était au centre de la vie familiale. De ce point de vue là, je bénis mes parents pour leur foi. Je crois que tout enfant naissant dans une famille chrétienne est un privilégié.

Malheureusement, en grandissant, mon attachement à Dieu s’est détérioré et j’ai commencé à vivre une vie de plus en plus indépendante, me détournant de plus en plus de la vie d’Eglise. Mais je dois reconnaître que même dans ces moments, j’ai toujours cru en Dieu. Durant les week-ends, je travaillais comme barman dans un café ou comme serveur dans un restaurant chinois. J’avais réussi mes études secondaires en informatique et je les poursuivais dans une autre ville à l’Université de Mons. Très honnêtement, la foi ne m’intéressait pas beaucoup.

En fait, j’étais persuadé d’être chrétien. J’étais né dans une famille chrétienne, j’avais eu un enseignement chrétien. J’avais fait mon catéchisme… Et à 17 ans, j’avais été baptisé et confirmé dans l’Eglise réformée. J’allais tous les dimanches subir le culte pendant une heure. Je croyais donc être un bon chrétien protestant.

J’étais encore immature quand j’ai commencé mes études universitaires. Je n’avais jamais vraiment dû étudier auparavant. Je sortais souvent, je pouvais en profiter, j’étais indépendant, je n’étais plus sous le contrôle de mes parents. C’est durant cette période que Dieu a posé sa main sur moi et il l’a fait avec beaucoup d’humour.

Un samedi soir, je ne travaillais pas et j’étais allé à une réunion du club de jeunes de l’Eglise. Et là, en fin de soirée, un pasteur s’est approché de moi et m’a proposé de me rendre à un camp organisé par son église de Ransart. Je n’étais absolument pas intéressé mais étant assez hypocrite, je lui répondis : « pourquoi pas? » Tout en pensant : « Tu peux toujours espérer ». Je n’avais nullement l’intention d’y aller et la seule chose qui m’intéressait, c’était de me débarrasser de ce pasteur. Malheureusement pour moi (ou heureusement), mon père se trouvait derrière moi à ce moment et il proposa au pasteur Raymond Vandeput de lui payer tout de suite le camp. J’étais coincé. Le camp était payé. Je devais y aller…

Le camp de Pâques 1984.

Je suis donc arrivé à ce camp à contre cœur et avec la ferme intention de ne participer à rien. Je ne connaissais pratiquement personne et j’avais élaboré une stratégie pour échapper aux réunions : je devais préparer mes examens et faire le résumé de mes cours.

Le premier soir, j’assistai à la réunion et je vécus mon premier moment de louange. J’avais devant moi des jeunes qui chantaient de tout leur cœur des chants rythmés. Ils frappaient dans les mains, levaient les mains vers le ciel, priaient spontanément et à voix haute en plus.

Quel choc ? Dans quoi étais-je tombé? Une secte ? Rien à voir avec tout ce que je connaissais, bien loin du formalisme des cultes réformés. Je n’étais pas à mon aise… J’avais une raison de plus pour garder mes distances. Quand les réunions commençaient, je m’éclipsais dans un petit bureau à côté de la salle. J’entendais vaguement ce qui s’y passait et je travaillais sur un cours de droit.

Le deuxième ou troisième jour, pendant que le groupe chantait, un phénomène extraordinaire s’est produit. J’étais en train de travailler et tout autour de moi, il y avait comme un feu. Une chaleur m’environnait de toutes parts. Je me retournai pensant qu’un incendie s’était déclaré. Je ne comprenais rien à ce qui se passait. C’était en fait la présence de Dieu que je pouvais ressentir physiquement. Je n’étais pas en extase, je n’étais pas en recherche d’expérience spirituelle. Je résumais un cours de droit pendant qu’à quelques mètres de moi, des jeunes chrétiens louaient et adoraient Dieu. C’est à ce moment là, qu’il y a eu un début de transformation dans ma vie.

Dieu n’était plus un vague principe intellectuel, il était là en personne. Je ne sais pas comment vous imaginez « Dieu ». Pour moi, je le voyais comme : un vieillard (avec une longue barbe blanche) assis sur un nuage bien loin de nous et avec un bâton à la main pour nous punir (quand on fait quelque chose de mal). Alors que j’étais assis dans cette pièce, Dieu se manifestait à moi comme un feu. J’avais un sentiment de paix, d’amour et de sécurité qui m’environnait de toute part. J’expérimentais pour la toute première fois de ma vie la présence du Saint-Esprit. Bien sûr, je ne peux pas dire que j’ai vu Dieu, mais je l’ai rencontré ce jour-là (ou plutôt, il m’a rencontré).

Et après…

J’aimerai vous dire qu’après, tout était beau et parfait dans ma vie… malheureusement, ce n’est pas tout à fait comme cela que les choses se passent. Je suis incapable de vous raconter comment s’est terminé le camp, je ne m’en souviens plus précisément. Mais je sais, que j’étais sur mes gardes. Je me méfiais de ma perception. Je n’ai pas voulu prendre de décision à ce moment-là, j’avais trop peur que ce ne soient mes sentiments ou l’ambiance d’un groupe. Quelques jours après, en rentrant dans ma chambre d’étudiant à Mons, j’ai trouvé sous ma porte une invitation pour me rendre à un café-bar d’une Église protestante de Mons. Quelle ne fut pas ma surprise de retrouver une partie des jeunes qui étaient au camp avec moi. En fait, cette communauté était associée à celle de Ransart dans l’organisation du camp. Durant cette soirée, l’évangéliste Pierre Beumier demanda qui était prêt à suivre jésus, à lui donner sa vie.

Je ne compris pas grand chose à la prédication et à ce qui se passait (Dieu a eu vraiment du mal avec moi), mais je me rappelle, comme si c’était hier, avoir levé la main et répondu à l’appel à la conversion. Je savais dans le fond de mon cœur que je devais me positionner. Il était important de faire un choix. Je voulais de cette paix. J’avais goûté à quelque chose de bon et j’en voulais plus.

En lisant ces quelques lignes, vous êtes peut-être touché au fond de votre cœur. Vous avez une bonne connaissance religieuse mais jamais vous n’avez pu réellement expérimenter Dieu. Recherchez-le de tout votre cœur et il se laissera trouver par vous. Ce qu’il a fait pour moi, il veut le faire pour vous. La Bible nous dit qu’il faut nous approcher de Dieu et il s’approchera de nous. Il a fait le premier pas en offrant sa vie pour nous. Maintenant, il nous faut répondre à son invitation. Je peux vous promettre que si sincèrement vous recherchez Dieu alors il se laissera trouver et votre vie en sera complètement transformée.

Auteur :Pierre Demaude

One Response to "Pierre Demaude : On ne nait pas chrétien, on le devient!"

  1. Sylvie diagone Posté le 3 juillet 2017 à 12 h 42 min

    Que dieu vous bénit . se temoignage m’a fait du bien .amen!

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